Renaud Garcia : « Renouer avec les gens ordinaires »

rgarcia

Même si je crois encore que s’engager dans une organisation politique ou syndicale, y apporter son influence, se former à la lutte, bénéficier d’une structure solide, partager la force collective, reste le principal moteur du changement à venir. Je reste citoyen et je continuerai de voter tant qu’on me proposera des choix dans lesquels je peux me reconnaître (en toute conscience). Article riche en références.

Vivre dans une organisation politique ou syndicale, c’est aussi prendre du bon temps avec des camarades, des femmes des hommes, des anciens, des plus jeunes. Le national ne reflète pas toujours le local, les individus à l’intérieur vivent parfois douloureusement certaines décisions des dirigeants ou du collectif (accepter ou pas, se soumettre ou pas) mais toujours il y a un socle entre nous, une volonté de construire un monde meilleur, une société du partage, fraternelle et juste, un monde de paix. On peut rester seul face à ce monde violent, faire l’autruche et critiquer les autres (toujours plus facile), j’ai essayé mais je préfère et de loin, le combat collectif dans des organisations pas si monolithiques qu’elles ne paraissent aux yeux des gens extérieurs (bien moins passéistes et autoritaires).

 

Mes coups de coeur

Renaud Garcia est anarchiste. C’est-à-dire qu’il « refuse de parvenir », selon l’heureuse expression de l’écrivain et syndicaliste Albert Thierry : privilèges, honneurs et ambition ne sont pas l’affaire des libertaires. Mais un anarchiste qui ne fait pas toujours l’unanimité parmi les siens : Garcia — avec l’essai Le Désert de la critique, paru l’an passé aux éditions L’échappée — mit les pieds dans le plat de la pensée radicale contemporaine. Dans le sillage du Britannique George Orwell, il s’interroge : pourquoi le socialisme ne parvient-il pas à convaincre plus largement alors qu’il relève du « bon sens » ? Et le professeur de philosophie de répondre : les espaces contestataires, trop occupés à « déconstruire » et à dénoncer les opposants en leur sein, ont souvent perdu de vue le noyau dur de la tradition émancipatrice : construire une alternative à même d’affranchir le très grand nombre des servitudes…

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