Qui suis je ?

Je préfère être détesté pour qui je suis, qu’être aimé pour qui je ne suis pas.

Kurt Cobain

Bon résumé de situation et c’est sans doute encore un exercice plus difficile lorsque l’on est adoré par des millions de fanatiques.

Je ne suis pas dans la détestation, je suis plutôt dans la rupture amicale ou comment de vieux amis, des amis de 30 ans voir 40 ans peuvent vous manquer de respect à ce point, simplement sur la base d’idéologie politique. 2017 a été une année destructrice en la matière, rupture entre des hommes qui se disaient socialistes et qui au final se sont fourvoyés dans le macronisme sous prétexte d’éviter la fille Le Pen comme présidente. Pour eux la meilleure façon de combattre était de s’engager comme supporter affirmés du futur président. Aujourd’hui, les discussions autour de la table ont trait à la loi Pinel,  au comment bien choisir sa cible en matière de futurs locataires (2 chambres pour prévoir une naissance à venir et stabiliser au mieux ceux qui vont au final rembourser le crédit de l’appartement), au comment défiscaliser au mieux, aux belles voitures, aux vacances au ski, à la belle allure qu’il faut avoir sur Facebook, à la haine du communiste que je suis (Staline et Lenine ont bon dos alors que l’autocritique est faite depuis plus de 50 ans, que je n’étais même pas né, j’ai vu et j’ai lu, je ne suis pas adhérent de cette idée que l’ont se fait du communisme, terrible erreur). La notion de commun dépasse largement le reflet des médias et des jeunes collègues enseignants (image tronquée livrée à notre jeunesse). Le communisme est pluriel, les ZADistes de NDDL en sont aussi une forme à respecter, une expérience locale. Je ne dis pas à généraliser mais si des gens s’y retrouvent heureux et épanouis dans une expérience locale de partage, d’entraide, de plaisir à construire ou à cultiver, je dis banco, la terre est à tous, elle appartient à la collectivité.

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L’issue de cette situation sous haute pression est bien l’autodestruction, la mort comme bien d’autres illustres artistes. Je pense bien sur à Bertrand Cantat, un artiste majeur pour moi dans le paysage national à la fin des années 80, j’avais tout juste 18 ans. Je l’avais lâché à l’époque des sombres héros de l’amer qui tournait en boucle sur toutes les radios (trop c’est trop et ce n’est surement pas la meilleure chanson de feu Noir Désir) puis j’avais à nouveau aimé vers 2006 (les choses sérieuses reprenaient) mais les voir et entendre en concert était devenu chose insupportable (la faute au public qui chantait en lieu et place de Cantat si bien qu’il devait arrêter de chanter et tournait le dos au public). La fin de sa carrière a été brutale, pétage total de plombs, violence envers sa compagne, il devint meurtrier (folie, abus de substances). Il essaie de revenir mais n’est plus que l’ombre de lui même et même si j’aime son dernier morceau, la pochette de l’album est représentative de l’état de l’homme. Il souffre mais comment peut on souffrir ainsi en public. La guérison n’est pas possible, vivre encore d’accord mais vivre différemment aussi (se replier sur soi, se faire oublier).

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