1968 violences en Bretagne

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« La « modernisation » de l’agriculture se vit très mal. Des milliers de petits paysans sont obligés de quitter leurs terres tandis que d’autres, à l’instar d’Alexis Gourvennec, estiment que cela ne va pas assez vite. À Quimper, la volonté d’affrontement des leaders de la FDSEA – notamment des Côtes du Nord – est claire : « On est venu pour casser du flic ». En témoignent les photos montrant les paysans armés de gros bâtons. Par ailleurs, ces débordements sont aussi l’oeuvre de jeunes ouvriers « spécialisés » (OS) condamnés à visser des boulons, qui se sentent brimés par un encadrement de type militaire, moins qualifié qu’eux. Cette exaspération de la classe ouvrière est également attisée par la crise qui affecte certains secteurs, avec fermetures d’usines. Ainsi, dans la « chaussure » à Fougères (35), déclarée « ville morte », en janvier 68. Tout cela crée un climat de contestation du pouvoir gaulliste qui domine la région depuis 1962. »

« Les années 68 en Bretagne », Christian Bougeard, Presses Universitaires de Rennes
© Le Télégramme

 

 

 

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