#BalancetonDRH n°00

804407c9780d9f1390c995442af7ccdd

Encore une nuit de sommeil écourtée, réveil à 2h30 (au lieu du 6h30 préconisé), les pensées gambadent, impossible de retrouver le sommeil, la journée commence (c’est la vie en 2X8).

Lorsque tu travailles dans la grande maison, que tu penses que celle ci devrait être empreinte de justice sociale, d’acceptation de la différence, d’émancipation tu pourrais te trouver fort au dépourvu lorsque l’hiver fut venu. La météo de cette première semaine de 2018 laisse pressentir une année fort houleuse.

Hier matin, c’était le rentrée, je me suis rendu à mon travail, pressé de tirer un trait sur cette mauvaise année 2017 (dernier semestre, à compter de juillet, catastrophique). Réveil hyper matinal, passablement énervé et irrité, mon employeur ne m’a donné aucun retour quand à mes conditions de reprise d’activité. J’ai rencontré un médecin agréé en décembre qui a validé le bien fondé de ma reprise à mi-temps. Il a donc du communiquer les résultats de son expertise à mon employeur. Depuis, silence radio. Il faut préciser que je me suis accroché au téléphone (décroché) avec la personne en charge du dossier (service de gestion des personnels) quelques jours avant le rendez vous médical. J’avais demandé une reprise à temps allégé ou un mi-temps thérapeutique, allez savoir pourquoi, c’est le seconde solution qui a été retenue alors qu’un 70/80 % aurait peut être suffit (ça ne doit pas être la même ligne budgétaire). Dans le courrier de mon employeur, il était précisé que dans le cas d’un avis contraire du médecin agréé, ce serait la commission de réforme qui statuerait (ouah ! tu sais que tu écris à un hypersensible, grand stressé et angoissé qui sort d’une convalescence de 4 mois suite à une hospitalisation de 18 jours en service cardiologique ? Non, je sais, tu as utilisé un courrier type car chez toi, il n’y a pas d’individualisation, tous à la même enseigne). Ici on ne crée pas de précédent ni d’avancée sociale, ici toute notion de gestion des ressources humaines recule depuis 2009/2010.

Hier matin, malgré le vent contraire et le brouillard administratif, je me suis quand même rendu au travail. Défaut de signalisation sur les voies, le train comptait 15 minutes de retard à l’arrivée, j’ai quand même décidé d’aller acheter quelques excellentes madeleines (mon présent pour la nouvelle année). J’arrive dans le service, je devais être passablement énervé et la notion de meilleurs vœux pour l’année 2018 et de bonne santé me dépassent quelque peu. J’aurai peut être pu la jouer tout doux, faire semblant de rien, être heureux de cette merveilleuse année qui se profile. Il n’en n’a pas été ainsi, tellement je suis mauvais acteur (quand j’aime, j’adore, quand j’aime pas, je déteste, je suis entier en somme). vrai, ce n’est pas à mes collègues de subir ma mauvaise humeur du jour, encore moins un jour de reprise, un jour de « bonne année ».

Je me suis arrêter papoter ici et là, j’ai recherché vainement ma hiérarchie. Les collègues sont seules, un peu désarmées, pas en capacité de prendre de décision, super sympa et bienveillantes quand même (face au fauve qui déboule), la plupart me connaissent et sont douées de la capacité de compréhension. On m’a demandé si j’avais rendez-vous, en fait non, je suis simplement ici pour prendre mon poste à l’issue de mon congé maladie. J’ai visité les bureaux, dans celui que j’occupais jusqu’en juillet, on a placé une jeune fille sympathique en service civique, elle découvre la grande maison. J’ai une vague idée du lieu où il est prévu que je travaille et de la nature de mon travail. Un poste provisoire car après l’été, c’est la grande inconnue ou le retour à la case départ (perdant, perdant). J’ai bu un thé dans l’espace détente (musculairement, ce n’était pas ça). J’ai envoyé un mail à la personne en charge de mon dossier « mi-temps ». Aucun retour, peut être est elle absente, ce n’était pas noté sur son agenda. En fin de matinée, j’ai consulté les horaires de train, je suis rentré bredouille et triste à la maison. J’aurai tant aimé reprendre le travail de manière un peu plus naturelle en 2018 (en biodynamie quoi).

2018, l’année du grand bordel ?

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s